Le Basilic  » Herbe Royale « 

Son origine : l’Inde

Son nom vient du latin basilicus, issu lui-même du grec basilikos :  » royal « 

Il en existe plus de 160 variétés.

Adoré ou vilipendé, doté d’innombrables vertus ou accusé des pires maux, le Basilic, « Herbe Royale  » selon son étymologie, ne laisse pas indifférent.

En Inde, son pays d’origine, le Basilic est une plante sacrée, associée au culte de Vishnu..On en fait des colliers que portent les fidèles, et des guirlandes qui décorent les offrandes. On le plante aussi autour des temples et des sanctuaires dédiés à ce dieu.

En Occident, plusieurs légendes témoignent également du caractère sacré de la plante. La Vierge Marie fuyant Hérode aurait ainsi dû son salut à un pied de Basilic qui aurait dissimulé aux yeux des soldats un pan de sa robe.

Delatte rapporte dans son Herbarius ( 1938 ) le rituel de la cueillette du Basilic : le cueilleur devait purifier sa main droite en l’aspergeant d’eau provenant de trois sources, ses vêtements devaient être propres et il devait se tenir à l’écart de tout être impur, en particulier des femmes en période de menstruation.

Si l’on en croit Pline l’Ancien, les Grecs, en revanche, prêtaient à la plante des pouvoirs maléfiques. Croyance erronée des Anciens, précise Pline ! La plante aurait en fait de multiples pouvoirs médicinaux : remède contre les piqûres de scorpion et de poissons venimeux, elle calmerait les maux de tête, combattrait les flatulences et les diarrhées.

Elle serait enfin puissamment aphrodisiaque !

En Provence, le Basilic est appelé par extension Pistou, ce dernier terme désignant d’abord une préparation de Basilic et d’Ail pilés, mêlés à de l’huile d’olive.

Source : l’Herbier Voyageur

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