A propos du thon rouge…

STRASBOURG – Le Parlement européen s’est prononcé mercredi pour l’interdiction du commerce international du thon rouge afin de peser sur la décision finale qui doit être prise en mars prochain au Qatar.

Les eurodéputés demandent dans une résolution à la Commission et aux Etats membres de soutenir l’inscription du thon rouge à l’annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) qui recense les espèces menacées de disparition et interdit leur commerce.

La France vient de se prononcer pour cette interdiction, déjà prônée par Monaco, mais à l’issue d’un délai de 18 mois qui serait mis à profit pour évaluer l’état de la ressource.

Plusieurs eurodéputés, notamment français, ont tenté en vain d’introduire ce même délai dans la résolution parlementaire.

Ils ont en revanche obtenu l’inclusion de deux autres conditions formulées par la France, la poursuite de la pêche côtière artisanale destinée au marché intérieur et des aides européennes pour les pêcheurs et armateurs touchés par l’interdiction.

Une interdiction du commerce du thon rouge signifierait de facto l’arrêt de la pêche de cette espèce pour plusieurs États européens méditerranéens : France, Espagne, Italie, Malte et Chypre.

On distingue trois espèces dites de thon rouge. Le Thunnus thynnus, présent dans l’Atlantique et la Méditerranée est le seul à être concerné par l’interdiction de commercialisation. Ce qui est difficile à accepter pour les pêcheurs à la canne qui observent des quantités considérables de thon rouge, avant d’en débarquer sur les criées de Saint-Jean-de-Luz, Sète ou Agde. Les deux autres espèces, également considérées comme surpêchées par les ONG, sont le Thunnus orientalis, présent dans l’ouest du Pacifique et le Thunnus maccoyii, présent dans tous les océans de l’hémisphère Sud, mais surtout dans l’océan Indien. Excepté le thon germon (ou blanc, consommé frais ou en conserve), les thons ont une chair de couleur rouge, comme le thon albacore servi par certains restaurants à sushi en France et beaucoup utilisé par la conserverie.

Au Bistro dans le but de protéger cette espèce, nous l’avons pour le moment ôter de la carte.

Auteur

Anciennement installé boulevard Pasteur, Hubert a fait de sa maison tout un art de vivre et de recevoir, mêlant ses créations personnelles à une cuisine du terroir du Sud-Ouest qu’il privilégie. La cuisine du Bistro d'Hubert était ouverte sur la salle à manger, les parfums des plats en cuisson attisaient la gourmandise dès l'arrivée du convive. L’ambiance était bistrot et la décoration landaise avec nappe à carreaux, bocaux de conserve sur des étagères, délicieux service et accueil dirigé par sa fille Maryline. Le Bistro d'Hubert est fermé depuis fin 2011 et le Chef se consacre désormais à son blog culinaire.

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