Fabuleuse histoire de la cuisine Française (Energies économiques)

La pénurie pendant la seconde guerre mondiale, a conduit à rechercher des énergies économiques. La montagne engendre une souris : la marmite norvégienne ! Cet instrument permet aux nourritures de continuer à cuire dans leur propre chaleur maintenue par des parois isolantes. Mais après la guerre, l’abondance revenue, on use encore de l’argument pour convaincre les ménagères d’acheter des « cocottes-express ». Dans le succès de cette machine d’une extrême simplicité, l’argument « temps gagné » est de beaucoup le plus déterminent. Encore faut-il que les matériaux permettent la montée de la pression en assurant une totale sécurité : pour peu que l’on soit attentif à suivre le mode d’emploi, on ne risque guère l’accident. Il suffit de tremper quelques secondes la cocotte dans l’évier, remplie d’eau froide, pour faire retomber la pression et pour pouvoir ouvrir l’appareil sans inconvénient. Les potages, les légumes, les plats, qui doivent cuire longtemps, sont ainsi réalisés très rapidement. L’appareil ne transforme pas un mauvais cuisinier en cordon bleu, mais les plats accommodés, suivant les recettes et dans les formes normales requises, sont bons. On peut tout améliorer par un tour de main que seule l’expérience de la cuisine classique peut donner. Cette constatation est valable pour tous les instruments qqe la science moderne met à la disposition des cuisiniers du XX° siècle.

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La cuisinière à gaz, puis à l’électricité a remplacé le grand fourneau à charbon ou à bois que l’on voit encore dans quelques cuisines campagnardes ; la nostalgie en a été si bien chantée que beaucoup recherche le goût de leur enfance ou de leurs rêves dans les grillades au feu de cheminée ou dans le « barbecue ». Le film, singulièrement le western, a beaucoup fait pour la gloire du barbecue ; mais le public ne l’aurait pas accueilli avec autant de faveur s’il ne lui apportait pas, avec son relent d’aventure, un maillon de la chaîne qui le relie aux origines, à cet homme cueilleur et chasseur qui, au début de ce livre cherche sa nourriture et découvre avec terreur et joie, le feu.

A suivre en janvier prochain..

Auteur

Anciennement installé boulevard Pasteur, Hubert a fait de sa maison tout un art de vivre et de recevoir, mêlant ses créations personnelles à une cuisine du terroir du Sud-Ouest qu’il privilégie. La cuisine du Bistro d'Hubert était ouverte sur la salle à manger, les parfums des plats en cuisson attisaient la gourmandise dès l'arrivée du convive. L’ambiance était bistrot et la décoration landaise avec nappe à carreaux, bocaux de conserve sur des étagères, délicieux service et accueil dirigé par sa fille Maryline. Le Bistro d'Hubert est fermé depuis fin 2011 et le Chef se consacre désormais à son blog culinaire.

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