Le dîner du siècle


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Nouvel événement pour la Grande Cuisine française : « Le Dîner du Siècle » à Biarritz auquel j’ai participé.

Voici le menu :

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Consommé moscovite au caviar

Louvine braisée au Graves rouge de Fieuzal

Cassolette de queues d’écrevisses

Canard sauvage au Haut-Brion blanc

Ragoût de truffes et purée de maïs au foie gras

Fromages de la Ferme Saint-Hubert

Corbeille des Dix

Dom Perignon rosé

Moët et Chandon 1964 en magnums

Moët et Chandon 1914

Château Haut-Brion 1962 en magnums

Armagnac Laberdolive 1904

Liqueur Izarra verte.

J’étais parti la veille, en voiture, mes fromages à bord.

Les cuisiniers arrivèrent le lendemain, par avion, ainsi que quelques chroniqueurs gastronomiques.

Pierre Laporte, à cette occasion, avait magnifiquement décoré son Café de Paris : une profusion de fleurs. Il faut dire que l’on attendait du beau monde !

Nous nous retrouvâmes tous, attablés à la piscine de l’hôtel du Palais, entourés de journalistes. L’un d’eux, petit bonhomme timide mais entêté tenait absolument à m’interviewer. J’avais refusé à plusieurs reprises, l’aiguillant sur Bocuse ou Oliver, mais non, il tenait à son fromager ! C’est alors que Yanou Collard, présente, me souffla à l’oreille de lui monter un canular. Les copains entrèrent lâchement dans le jeu et j’en ai encore un peu de remords car c’est fou le nombre d’âneries que nous pûmes débiter à ce malheureux ! Bien entendu, nous pensions qu’il ne goberait jamais que, par exemple, j’avais un troupeau de 250 vaches que j’envoyais, avec les fermières chargées de les traire, par chemin de fer, dans la région d’où j’avais besoin de fromages ! Or non seulement le malheureux le crut mais il l’écrivit dans sa feuille. J’imagine que son directeur ne l’en félicita pas !

L’équipée de Biarritz ? Pourrai-je plus tard, en l’évoquant, parler de ma folle jeunesse ? En tous cas ce furent quelques journées de travail mais aussi de grande rigolade. Partout où passe Bocuse, cet entraîneur, fleurit la blague et l’amitié. Il y eut une grande fête organisée par Guy d’Arcangues, puis nous visitâmes un Bayonne nocturne et désert, entraînés par René Lasserre qui est du pays. A quatre heures du matin nous revenions nous coucher, les uns au Palais, les autres dont j’étais, au Miramar. Le gardien de nuit étant appelé je ne sais où, Michel Guérard s’empara du livre de Police et commença d’écrire : « Nom : Al Capone – venant de : Sing-Sing – profession : truand, etc. » La tête du préposé au retour ! Roger vergé, lui, demanda que l’on réveille Juliette Boisriveaud (en reportage pour RTL) à cinq heures du matin avec une omelette, du saucisson sec, un camembert et une bouteille de beaujolais ! Enfin ce fut une sorte de noria d’ascenseurs avec lesquels d’autres copains jouaient, coinçant les portes palières, les arrêtant à mi-course (le gardien, monté avec nous, dut pour nous débloquer, sortir à quatre pattes sur le palier d’un étage), et ce ballet des Otis-Piffre dura longtemps, ameutant les clients sérieux de ce palace sévère qui, du reste a été démoli, pour laisser la place à un hôtel plus moderne.

Le lendemain midi, nous étions invités à déjeuner, avec les chroniqueurs gastronomiques, au Relais de Campagne d’Ascain : Etchola. Merveilleux repas en plein air avec Jean Didier, du guide Kléber, Robert Courtine ( le La Reynière du Monde) entre autres. Le soir dîner chez Albert, au Vieux Port de Biarritz avec Francis Lopez et sa femme Anja, Juliette Boisriveaud qui ne nous en voulut pas de son réveil trop matinal, Joé Dassin, Jean Castel en rupture de Saint-Germain-des-Prés et toute la bande.

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Le lendemain retour vers la capitale avec des souvenirs plein la tête !

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